Sport et activités physiques

Les éléments de cette rubrique sont inspirés d’un article du Pr Jean-Paul Renard, membre du conseil d’administration de la Société Française du Glaucome

La Marche, le jogging, le vélo :

L’exercice physique est associé à un ralentissement de l’aggravation du champ visuel. Les sports tels que la marche, le jogging ou le vélo diminuent la pression intraoculaire. Les personnes ayant une activité physique quotidienne, professionnelle ou occupationnelle intense (supérieure à 1 heure par jour) ont moins de risque d’avoir de basses pressions artérielles diastoliques, qui sont des facteurs de risque de glaucome, que celles dont l’activité physique est inexistante ou modeste (inférieure à 1 heure par jour). Une pratique régulière est donc recommandée et peut s’avérer être un facteur protecteur contre le risque de glaucome.

 

Haltérophilie :

Certaines activités comme la pratique de l’haltérophilie ou celle d’un instrument à vent sont responsables d’une élévation transitoire de la pression intraoculaire.

Postures, yoga :

La position de la tête et du corps entraîne des variations de la pression intraoculaire chez les sujets sains. En position couchée sur le côté, la pression intraoculaire de l’œil le plus proche du lit est plus élevée que celle de l’autre œil et cette augmentation est plus importante sur l’œil le plus atteint dans les glaucomes asymétriques. Aussi l’intérêt d’une surélévation de la tête, d’environ 30° au court de la nuit, est actuellement démontrée et retenue pour avoir un effet bénéfique et réduire l’élévation de la pression intraoculaire liée à la position couchée.

Lors de la pratique du yoga, la pression intraoculaire double lors d’une posture inverse pour revenir dans les minutes suivantes à la normale. Considérer ces variations de pression en tant que facteur de risque de glaucome reste encore à démontrer. Cependant leur connaissance, la possibilité de les corriger, et de réduire ces variations de la pression intraoculaire doivent être connues et utilisées pour limiter et contrôler tous ces facteurs de risque modifiables d’élévation de la pression intraoculaire et donc d’aggravation chez les patients atteints de glaucome.

Plongée sous marine :

La plongée sous marine soumet l’organisme à de grandes variations pressionnelles régulées par le plongeur expérimenté. Le plaquage des lunettes de plongée dans le cas d’accident ou d’inexpérience peut entraîner une élévation de la pression intraoculaire et réduire le flux sanguin de vascularisation du nerf optique.

Alpinisme :

L’alpinisme n’est pas une contre indication en cas de glaucome sauf dans les conditions extrêmes d’hypoxie (raréfaction de l’oxygène dans l’air en très haute altitude), où les conséquences sur le nerf optique sont mal connues et où il vaut mieux recommander la prudence.

 

Voir aussi :