Hygiène de vie

Les éléments de cette rubrique sont inspirés d’un article du Pr Jean-Paul Renard, membre du conseil d’administration de la Société Française du Glaucome

Alimentation : 

Omégas 3 et 6, acides gras mono et polyinsaturés :

Le rôle protecteur ou délétère des omégas 3, et 6, des acides gras mono- et poly-insaturés sur la survenue du glaucome est difficile à préciser chez l’homme en raison des régimes variés et du faible recueil des données. Il semble que la consommation en omégas 3 et 6 soit cependant plus faible chez les patients atteints de glaucome.

Ces données sont en accord avec l’effet protecteur des acides gras pour les maladies cardiovasculaires et neurodégénératives avec lesquelles la glaucome partage de nombreuses similitudes.

Antioxydants :

Les taux sanguins abaissés des antioxydants, rapportés en relation avec la sévérité du glaucome de même que l’hypercholestérolémie, doivent encore être confirmés. Ces facteurs ont en effet, été évalués dans plusieurs études avec des résultats variables.

Café :

Plusieurs études rapportent qu’une consommation équivalente à une tasse de café augmente la pression intraoculaire de façon modérée mais significative (1 à 2 millimètres de mercure) sur une période de 2 heures aussi bien chez les sujets sains que chez les patients atteints de glaucome. Il semble par ailleurs qu’une forte consommation de café (supérieure à 6 tasses par jour) soit un facteur de risque d’apparition de glaucome chez les sujets prédisposés à développer l’affection.

Modérer sa consommation de café est recommandé en cas de glaucome.

Tabac, alcool, cannabis :

Tabac :

Un tabagisme actif important, supérieur à 40 paquets-année, soit 1 paquet par jour pendant 40 ans, multiplie par quatre le risque de développer un glaucome.

Alcool :

Certains alcools font baisser la pression oculaire. Le rôle potentiel de l’alcool, quant à lui, n’a jamais été démontré, à ce jour, en tant que facteur de risque de glaucome. De plus l’alcool a tendance à faire baisser la pression artérielle, ce qui n’est pas recommandé dans le glaucome.

Cannabis :

Si certaines études anciennes suggèrent que l’héroïne et le cannabis diminuent temporairement la pression intraoculaire, cet effet bref, inférieur à 4 heures, et leurs profils d’effets secondaires ne justifie en rien l’intérêt de leur utilisation.

 

 

 

Voir aussi :