Foire aux questions sur le glaucome

Retrouvez ici les questions fréquentes qui nous sont posées sur le glaucome.

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Le glaucome « s’attrape-t-il » ?

Non, ce n’est pas une maladie contagieuse qui s’attrape comme une grippe et qui disparaît ensuite. Il s’agit d’une maladie chronique qui nécessite un traitement et une surveillance à vie.

Le glaucome n’est pas une maladie contagieuse.

Peut-on prévenir le glaucome ?

Il n’existe pas de traitement préventif du glaucome chronique à angle ouvert. Cependant, si il existe, dans votre cas, certains « facteurs de risque », votre ophtalmologiste pourra être amené à pratiquer chez vous à titre préventif une iridotomie (trou microscopique dans l’iris).

Peut-on continuer à mener une vie normale ?

Oui, car il n’existe aucune contre-indication, ni régime alimentaire particulier à suivre. Le fait de voir ne fatigue pas votre nerf optique et n’entraîne pas d’aggravation de la maladie.

Peut-on continuer à porter des lentilles de contact ?

Le plus souvent oui, mais il existe cependant des interactions avec certains collyres. Il faut donc demander à votre ophtalmologiste, les précautions à suivre dans ce cas.

Y a t-il des contre-indications médicamenteuses ?

Oui, en cas de glaucome par fermeture de l’angle non dépisté. Par contre une fois l’iridotomie pratiquée aux deux yeux, il n’existe plus de contre-indication médicamenteuse.

Il n’y a pas de contre-indication médicamenteuse en cas de glaucome chronique à angle ouvert (sauf un traitement par la cortisone qui peut dans certains cas faire augmenter la pression intra-oculaire).

En cas de doute, n’hésitez pas à interroger votre ophtalmologiste.

 

Le glaucome est une maladie sévère mais la médecine et la chirurgie disposent maintenant d’armes efficaces pour la maîtriser.

 

Est ce qu’un autre enfant est possible en cas de glaucome traité?

Une grossesse est tout à fait possible en cas de glaucome traité par des collyres anti-glaucomateux. Il est par contre souhaitable de prévenir votre ophtalmologiste de votre désir de grossesse, car certains collyres peuvent être utilisés pendant la grossesse, d’autres doivent si possible être évités, et certains sont strictement contre-indiqués. Votre ophtalmologiste pourra donc adapter votre traitement en connaissance de cause.

Par ailleurs, certains traitements non médicamenteux (lasers notamment) peuvent parfois être envisagés lors d’une grossesse de façon à pouvoir arrêter certains collyres. Pendant votre grossesse, prévoyez si possible le contrôle de la pression de l’œil par votre ophtalmologiste tous les trimestres.

Le patient, au début de la maladie, n’a pas conscience des altérations « relatives », d’où l’importance de l’examen du champ visuel.

A quoi sert l’examen du champ visuel ?

Un œil humain dispose d’environ 150 millions de cellules visuelles : les cônes et les bâtonnets qui tapissent l’ensemble du globe oculaire. Toutes ces cellules vont transmettre la lumière vers le cerveau par l’intermédiaire du nerf optique qui se compose d’environ 1 million de neurones. On peut donc étudier le nerf optique en testant les différents zones de la rétines. Si la zone est malade, la lumière ne sera pas détectée par la personne examinée révélant une atteinte du champ visuel.
Le champ visuel est donc le moyen d’explorer avec l’aide du patient l’ensemble des éléments qui permettent la vision depuis les cellules visuelles jusqu’au cerveau.

Il existe différents degrés d’atteinte, soit complète où le patient ne voit plus du tout le test dans la zone testée, ou bien une atteinte partielle où il faut plus d’intensité lumineuse que la normale pour voir le test : on parlera alors de scotome absolu ou relatif qui correspondent à différents stades de la maladie.
Le patient au début de la maladie n’a pas conscience de ces altérations « relatives » seule une mesure de sa sensibilité rétinienne par le champ visuel détectera les premiers signes.

Comment transporter mes collyres quand il fait chaud ?

On peut transporter ses collyres dans des sacs isothermes ( en vente en pharmacie).