Traitements : Les médicaments

Les médicaments :

Suivant leur mode d’action les collyres sont regroupés en différentes « classes thérapeutiques » qui sont :

– Les analogues de prostaglandines : Ils abaissent la pression intraoculaire en facilitant l’écoulement de l’humeur aqueuse en dehors de l’œil. Leur tolérance locale et générale est bonne, mais ils peuvent parfois modifier la couleur de l’iris ou entrainer une rougeur oculaire modérée. Ils ont l’avantage d’être instillé une seule fois par jour. En raison de leur efficacité, ils sont souvent utilisés en première intention en cas de glaucome.

– Les bêtabloquants : Ils abaissent la pression intraoculaire en diminuant la production d’humeur aqueuse. Ils peuvent parfois entraîner des troubles respiratoires et/ou cardiaques, et sont parfois contre-indiqués chez les patients asthmatiques ou atteints de bronchite chronique.

– Les inhibiteurs de l’anhydrase carbonique: Ils abaissent la pression intraoculaire en diminuant la production de l’humeur aqueuse.

– Les alpha-agonistes: Ils abaissent la pression intraoculaire en diminuant la production de l’humeur aqueuse.

– Les combinaisons fixes : Lorsque plusieurs médicaments différents sont nécessaires pour contrôler l’évolution de votre glaucome, il est souvent possible de vous prescrire un seul collyre (un seul flacon) associant ces différents médicaments. Cela permet de diminuer le nombre de flacons à utiliser et le nombre de gouttes à instiller aux différentes heures de la journée, tout en ayant une efficacité pour réduire la pression intraoculaire importante.

– Les traitements sans conservateurs: Votre ophtalmologiste peut dans certaines circonstances, notamment lorsque vous présentez des effets secondaires des collyres (irritation de l’œil, sécheresse oculaire, etc.), être amené à vous prescrire un traitement dit « sans conservateurs ». Ces traitements ne sont pas conditionnés dans un flacon, mais dans des petites dosettes individuelles qui ne s’utilisent qu’une seule fois (elles doivent être jetées après utilisation). Ces traitements ont l’avantage de ne pas contenir de conservateurs, qui dans certaines circonstances peuvent favoriser la survenue d’effets secondaires des traitements.

 

Comment les instiller :

1. Lavez-vous soigneusement les mains.
2. Tirez votre paupière inférieure vers le bas et déposez une goutte dans votre œil sans le toucher.
3. Fermez doucement l’œil et appuyez délicatement un doigt sur l’angle des paupières proche du nez pendant une minute. Cette pression délicate permet d’éviter que le collyre ne s’écoule vers la narine et la gorge puis passe dans le courant sanguin.
4. Si vous devez instiller plusieurs collyres il convient d’attendre au moins 5 minutes entre chaque instillation.

Le respect des horaires :

Suivez régulièrement les horaires de prise des collyres et n’interrompez pas votre traitement sans l’avis de votre ophtalmologiste. Lorsque l’on instille un collyre dans l’œil, celui-ci a une certaine durée d’action, qui peut être de 8 heures (il sera instillé 3 fois par jour toutes les 8 heures), de 12 heures (il sera instillé 2 fois par jour toutes les 12 heures), ou de 24 heures nécessitant une seule instillation par jour. Un collyre qui doit être instillé une fois par jour n’est pas plus efficace (au contraire !) si on en met deux fois par jour. Il est nécessaire de renouveler régulièrement les flacons sans attendre qu’ils soient vides et pour ne pas risquer leur contamination par des microbes.

Dans certains cas on peut prescrire l’association des deux produits différents dont les effets sur la pression intraoculaire vont s’additionner. Ces produits peuvent être dans un même flacon ou dans des flacons séparés. Les comprimés, sont constitués d’inhibiteurs de l’anhydrase carbonique qui, prescrits en comprimés, sont parfois plus efficaces que lorsqu’ils sont prescrits en collyres. Ils peuvent cependant induire des effets secondaires tels que fatigue, crampes et fourmillement qu’il est bien souvent possible de limiter. Ils ne sont, cependant, que rarement prescrits au long court.